Plusieurs outils de recherche ont été modifiés et adaptés afin d’accommoder les besoins spécifiques de différents groupes de participants et leur niveau d’aisance. Avec les jeunes, nous avons surtout privilégié des activités informelles, en utilisant des applications iPad et des outils audiovisuels, pour leur permettre de s’exprimer plus facilement, sans les barrières de la langue. Dans cette section, vous pouvez voir deux exemples :
Les histoires numériques (à propos de moi, mes valeurs)
Nous avons demandé aux élèves du secondaire de photographier les choses qui étaient significatives et importantes pour eux comme adolescents. Ils nous ont ensuite expliqué la signification de chaque photo. Ci-dessous, nous avons regroupé les éléments le plus souvent cités et photographiés par catégories : les aînés et la communauté ; la langue inuktitut et la culture ; la chasse, la pêche et le camping ; le sport et les activités parascolaires ; la musique et d’autres divertissements ; l’accès à des éléments essentiels (un logement adéquat, l’eau, l’essence pour le chauffage et le transport, l’hygiène, les moyens de contraception et les soins).
Les élèves ont également conçu des vidéos (stop motion) avec narration, mais nous avons préféré ne pas les rendre disponibles sur ce site afin de protéger leur anonymat.
Rédaction d’une histoire collective (le conte du béluga volant)
Nous avons proposé aux élèves de secondaire 2 et 3 du secteur francophone d’écrire une histoire collective. L’activité a commencé avec des remue-méninges. Lorsque l’histoire a pris forme, chaque élève en a illustré une partie en utilisant une application iPad ou simplement en utilisant du papier et des crayons de couleur. Deux élèves ont ensuite accepté de faire la narration du texte que nous avons enregistré. Voici donc le conte du béluga volant, un récit animé entièrement conçu par les jeunes !


Cette définition élargit la notion de réussite au delà d’un curriculum formel, puisqu’elle inclut également l’implication des jeunes dans leur communauté, de même que la maitrise de leur langue et la préservation de leur culture. Malgré cette précision, les notions de réussite et de succès scolaires semblent être perçues de différentes façons par le corps enseignant, pour qui les objectifs et les standards académiques apparaissent dénués de consensus et sont parfois nébuleux. Le développement d’une définition partagée, adaptée au contexte nordique et englobant à la fois des aspects académiques, sociaux et communautaires est donc nécessaire, et devrait mieux prendre en compte la notion de persévérance.
Comme cet histogramme l’indique, les problèmes de comportements les plus fréquemment rapportés (entre août 2013 et avril 2014) étaient les suivants : les élèves contrariés, la perturbation et quelques problèmes d’agressivité au primaire. Par conséquent, comme ce sont là des enjeux également présents dans les autres écoles de la province, il faut souligner qu’il ne s’agit pas d’un problème unique au Nunavik.
Un exercice a été réalisé avec les élèves afin qu’ils remplissent un agenda vierge d’une semaine en y intégrant les matières qu’ils jugeaient importantes. « L’Agenda rêvé » a été collecté auprès de 12 élèves de secondaire 4/5 des sections francophone et anglophone au printemps 2012. L’exercice a confirmé les données recueillies lors des entrevues, à savoir que les élèves donnaient généralement autant d’importance aux matières inuit qu’aux matières non inuit.